Historiographie
Annexes facultatives
Au sein du Kōgoten, le système de castes employé au sein de l’Empire se nomme l’Ordre Céleste. Inaltérable et révéré, il est essentiel de le connaître afin de savoir comment les Kōgotenjin se comportent et se respectent entre eux. La création de cet Ordre date de la venue même des Kami dans le monde des mortels et s’est étoffée jusqu’à prendre la forme qui est la sienne à ce jour avec l’avènement des Daimyo. Les divinités elles-mêmes n’entrent pas au sein de l’Ordre, considérées comme supérieures encore à celui-ci. Elles sont les parents qui veillent sur tous les êtres vivants depuis les sommets du Takama-ga-hara.



Les étages de l’Ordre Céleste


Sixième étage

La plus haute marche revient au descendant de Amaterasu en personne, l'Impératrice ou l’Empereur. Tout comme le Kami du soleil fut désignée pour régner sur le Kōgoten et les peuples qui l’habitaient, ses héritiers gouvernent autant sur le plan administratif que spirituel.

Cinquième étage

Le descendant de Susanoo sert l’Empereur. Il incarne son bras armé et le maître de guerre du pays. Ainsi, le Shogun représente la plus haute autorité du pouvoir exécutif et sa voix peut appeler à se regrouper toutes les légions des clans sous sa seule bannière et au nom de l’Empire du Chrysanthème.

Quatrième étage

Les Daimyo sont les seigneurs des clans et descendants des Kami qui suivirent Amaterasu dans sa visite du monde des vivants. Ils décident des choix politiques de leur clan, de l’entrée en conflit mineur (les conflits de grande envergure ne pouvant obtenir leur aval que de l’autorité suprême impériale), de la paix et des négociations avec les autres clans.

Troisième étage

Les Samurai incarnent la noblesse militaire du pays, héritiers des familles qui suivirent en premier lieu les Kami. Également de ceux qui furent anoblis plus tard par leur prouesse martiale sur les nombreux champs de batailles qui permirent de pacifier l’intégralité du pays. Leur rôle est la protection du peuple, mais ils peuvent tout autant devenir son bourreau au nom de l’autorité du Daimyo.

Deuxième étage

Le peuple. Ils sont le véritable sang de l’Empire, celui qui lui apporte sa richesse et que les Samurai se doivent de protéger afin que la grandeur du pays ne ternisse pas. On y trouvera autant les paysans que les artisans, ceux qui créent ou offrent de manière générale. Il est à noter que les Geisha, qui apportent la paix de l’âme et la grâce de leur prouesse, font aussi partie de cette caste.

Premier étage

Le non-peuple (ou eta). Parias du genre humain, bien que leur utilité au sein de l’Empire ne fasse aucun doute, le fait est à peine considéré. Ils sont les impurs, souillés à jamais ; pour cette raison ils sont les seuls pouvant réellement toucher aux morts et au labeur du sang. Ils ne vivent pas au sein des cités de l’Empire, mais dans des cloîtres en banlieue de celles-ci et leur vie est particulièrement sujette à précarité et au libre arbitre des castes supérieures.

Exception

La caste spirituelle ne fait pas parti de l’Ordre Céleste : elle possède un statut intouchable du fait de sa proximité avec les Kami.

Courants de pensée

Néanmoins et après plus d’un millénaire d’évolution, l’Ordre Céleste change selon les différents courants de pensées que les clans actuels ont cultivé à travers le temps. Ainsi, si on peut retrouver aisément ce schéma au sein du clan Sakura, les Tsubaki ne se cachent pas de placer l’autorité Shogunale au moins en égale à celle de l’Empereur. Renge proposant une voie plus spirituelle, les membres de leur caste dévoués aux Kami et à plus forte raison, le Jokai, prennent l’ascendant sur le Daimyo et ses Samurai. Enfin, Kuroyuri a peu à peu donné plus de voix à la source de richesses qu’est son peuple : leur Sekke incarne l’autorité que chacun respecte ou protège.