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Kougen Hibiki
Famille impériale
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Lun 15 Fév - 20:25
  
MES SONGES AUTREFOIS SI AMERS
NE SE TURENT QUE FAUCHÉS PAR LA TEMPÊTE

♫ Burn It Down ♪


Lorsqu’ils étaient partis, le ciel gris ne possédait que quelques nuages assombris. Ils s’étaient reflétés dans le regard du Chrysanthème alors qu’elle montait sur le cheval apprêté pour elle. Elle osait à peine observer le vaste dos de Kazuo qui chevauchait sa monture. Hibiki garda la tête baissée tout au long du voyage, comme si les longues manches florales de son hakama se révélaient d’un intérêt plus grand que son environnement. Elle se laissait bercer par le brouhaha de l’escorte et des galops. Quelques fois, la conseillère avait resserré sa poigne sur la tazuna, la bride de son destrier, à mesure qu’une tempête rageait en son coeur. Le monde entier semblait plus que n’être un bruit continu, une douleur lancinante. Le souffle de la femme était court. Elle soupirait souvent.
Enfin, elle releva la tête. Le chemin sinueux qu’ils empruntaient était pavé de pierres irrégulières. Alors que la Kougen balayait du regard les pins et les chênes, quelque chose semblait de travers. Il fallut quelques instants à l’impériale pour comprendre le pourquoi : les oiseaux étaient soudains devenus silencieux. A peine eut-elle réalisé ce fait que quelques gouttes vinrent glisser sur ses joues pâles. Un voile sombre couvrit la forêt dans laquelle le petit groupe voyageait. Les troncs parurent soudain plus inquiétants, les fourrés plus menaçant. La luminosité parvenait avec difficulté à traverser nuages et branchages.

Le temps se dégrada tout d’un coup. La pluie jusque-là douceâtre s’était soudain mise à marteler la terre, ainsi que ceux qui l’empruntaient. Bientôt, les franges de l’atsuhusa fouettaient le malheureux cheval sur lequel trônait Hibiki. Elle sentait l’angoisse de l’animal monter, augmentant la sienne par la même occasion. Des hennissements se firent entendre, des galops se hâtèrent. La suite escortant l’impériale et le Daimyo du Camélia s’agita très vite. La jeune femme ne paniqua pas : une simple intempérie ne lui créait que peu de peur, bien qu’elle craignît la foudre à en endroit si élevé. Aucune détonation ne s’était fait entendre pour le moment.

Le bruissement incessant des feuillages tambourinaient son ouïe.
La danse des branches, qui enchantaient habituellement le Chrysanthème, incarnaient aujourd’hui un chant sinistre. Le vent tourmentait bois et feuilles de sa colère incommensurable, crachant sur tous ceux barrant son chemin. La conseillère trotta prudemment jusqu’à l’avant du convoi, où se trouvait Kazuo. Elle voulait s’enquérir de la situation. Le pantalon moutarde de son hakama frotta le basen et ainsi, elle descendit du cheval pour s’aventurer jusqu’aux abords de la falaise.
Hibiki se demandait quel Kami s’était ainsi enragé alors qu’elle tenait fermement son haori au détriment d’une chevelure qui ne tiendrait plus très longtemps. Ses épingles cliquetaient avec insistance, si bien que l’une de ses suivantes courut jusqu’à elle pour récupérer ses bijoux. Récupérant les accessoires, la servante en profita pour tenter de nouer autrement les cheveux de sa cheffe. C’était un combat des plus endiablés. Le Chrysanthème, recroquevillée sur elle-même tant la pluie la battait, se renfrogna en plissant les yeux pour tenter de voir malgré l’eau s’accumulant à ses cils.

« Pourquoi nous sommes-nous arrêtés ? » demanda-t-elle. On l’entendit à peine, sa voix si faible face aux bourrasques. Elle tenta de crier : « Ce pont manque-t-il de solidité ? »

Elle en balada son regard sur les énormes troncs soutenant l’infrastructure. Les lattes de bois guinchaient avec le vent et s’entrechoquaient, comme si elles gémissaient. Les lianes et cordes qui les tenaient ne semblaient pas vouloir se rompre bien qu’elles balançaient fortement le bois qu’elles embrassaient.
La suivante du Chrysanthème eut enfin terminé et se dépêcha de retourner à sa place, manquant de tomber entre le sol glissant et les rafales repoussantes. Hibiki se retrouva avec une énorme tresse unique et grossière qui lui évitait d’avoir trop de mèches trempées sur le visage. Elle posa son regard sur Kazuo, le regard plein d’interrogations.

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Tetsuko Kazuo
Tsubaki
Sam 20 Fév - 11:47
  
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NE SE TURENT QUE FAUCHÉS PAR LA TEMPÊTE



Depuis les sommets que lui faisaient atteindre le dos de sa monture, Kazuo aurait pu penser pouvoir toucher les cieux de ses doigts tendus s’il eût osé le faire. Bien loin pourtant était cette considération, tant il ressentait jusque dans ses chairs la lourdeur dans l’air. O’Susanoo grommelait sa rancœur au loin, ses grondement murmurés attisant l’inquiétude et la vigilance des Camélias en marche. Il le savait, que tout comme lui, son escorte levait nerveusement le regard en direction de la voûte céleste embusquée sous les couches épaisses de nuages bien trop bas au goût de chacun. Personne n’osait prononcer la crainte collective cependant, si bien que l’on parvenait tantôt à entendre le raclement de gorge gênée d’un cavalier, sans que les choses n'aillent plus loin que cela.

À mesure qu’ils avançaient sur les voies sinueuses bordant les flancs des monts du Centre, le léger martèlement des pas de leurs chevaux mêlés à celui de la pluie sur les plaques de leurs armures se renforçait peu à peu. Cependant, d’un coup d’un seul, la bruine se changea en trombe et le cognement de l’eau sur l’acier devint bientôt le seul audible, véritable brouhaha parvenant à effacer celui de la marche des bêtes. L’héritier des Tetsuko en visite ne portait point son attirail de guerre, symbolisant ainsi ses intentions pacifistes… Et il ne regrettait en rien ce choix, bien qu’il fut très vite entièrement trempé, son visage ruisselant presque malgré le kasa en cyprès hinoki qu’il lui couvrait le chef. En son fort intérieur, il plaignait ses suivants dont le poids des protections devaient certainement les éreinter.

L’arrivée au relais suivant serait salutaire pour tous et il avait demandé à ce que le pas soit hâté afin d’y parvenir dans les plus bref délais. Malheureusement, son ordre devait plus d’une fois se voir contraint par la difficulté que le trajet leur opposait et la soudaine hargne du ciel se déversant sur eux les obligèrent à stopper nette leur progression tandis qu’ils tentaient de passer un pont. L’organisation au sein du clan évita probablement à ce que chacun se hurle des interrogations en tout sens, pour tenter de surpasser le vent et l'ire de la forêt environnante. Les yeux se croisaient, les mentons se baissaient, la prudence était prioritaire et chacun le savait pertinemment. Mais tous les membres du convoi n’étaient pas Tsubaki. La voix qu’il entendit le surprit alors que ses prunelles balayaient en vain un horizon invisible même à moins d’une cinquantaine de mètres. Malgré le vacarme environnant, Kazuo parvint à entendre les questions légitimes de son invitée des Kougen.

Répartition du poids du groupe ! Tonna t-il en réponse, défiant la tempête d’oser effacer celle-ci.

En effet, la suite s’étirait déjà lentement, pas à pas, afin d’éviter de faire subir à la structure une pression trop intense en un point donné, la fragilisant par extension en plus de ce qu’elle subissait par les intempéries. Pourtant, là dessus, le Daimyo était confiant. La plate-forme gémissait certes, mais elle paraissait des plus solides, il ne semblait pas non plus qu’il s’agissait là de sa première bourrasque. Levant sa main droite afin de maintenir sa coiffe, il baissa les yeux vers Hibiki, se voulant rassurant et esquissant un léger sourire dans sa direction.

Cela ira, Kougen-san ! Nous aurons bientôt passé le pont malgré quelques arrêts préventifs ! Retournez à votre monture, je vous prie et restez vigilante aux conseils de vos suiv…

Il ne termina pas sa phrase. Ses iris passant par-dessus la conseillère et courant en direction de l’amont du pic d’où naissait la crevasse qu’ils surplombaient depuis la passerelle. Au sein du tumulte de la pluie, des feuillages, du bois qui craquaient et du hurlement du vent, un grondement se fit de plus en plus audible. Un instant fugace, Kazuo pria qu’il s’agisse uniquement de la colère de Susanoo qui se préparait à libérer sa rage depuis les cieux. Mais dans le reflet de ses prunelles, une nuit apparut poindre soudainement. Le sol se soulevait, ruant vers eux aussi vite qu’une cavalerie en charge dans un roulement de pierres étouffées de terre et de boue. L’héritier de Hachiman ouvrit la bouche, mais nul mot ne franchit le cap de ses lèvres. C’était inutile. Il se jeta de sa monture, fondant sur l’impériale et l’attrapant dans ses bras qu’il enroula férocement autour d’elle et contre lui.

Puis il ferma les yeux, ses oreilles saturées d’un chaos violent, impénétrable…

… Et il n'y eut plus rien.

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Kougen Hibiki
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Lun 22 Fév - 10:53
  
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♫ Breathe ♪


Le souvenir se répétait en boucle dans sa tête. Trop récent. Trop ancré. Le son de la pluie tambourinant le métal à en blesser ses tympans. Le regard de Kazuo alors qu’il se jetait sur elle. L’injure qu’elle s’était lancée à elle-même, idiote qu’elle avait été de se trouver ici, à cet instant. Le soulagement de sentir les bras du Daimyo l’entourer afin qu’il ne tombe pas seul. Le bruit du vent siffler ses oreilles. Le fracas de l’eau les engloutissant. La panique de parvenir à garder leurs têtes hors de l’eau. L’inquiétude de constater le visage éteint du Tsubaki.

Et la peur.
Surtout la peur.

Hibiki essuya l’une de ses larmes du revers de sa main égratignée. Elle était parvenue à hisser Kazuo, elle ne savait trop comment, jusqu’à ce que ses pieds soient hors de l’eau. Elle leva les yeux. La cascade était si belle. De multiples chutes d’eau s’écoulaient sur une multitude de roches agglutinées les unes contre les autres, jusqu’à des hauteurs incroyables. La surface de l’eau avait l’air si calme, maintenant que la tempête était passée. Elle miroitait même sous les rayons du soleil, laissant entrevoir le sable et le gravier qu’elle gardait jalousement, par-dessous ses teintes bleuâtres.

Il ne faisait pas encore si chaud. L’impériale craignait d’attraper une quelconque maladie. Elle s’était défaite de son hakama, portant son simple nagajuban humide par-dessus sa peau gelée. Elle était parvenue à étendre le reste de ses vêtements abîmés sur des branches d’arbres. La blancheur de ses tissus ne montraient rien, sauf peut-être la couleur de sa peau floutée par les fibres et le sang de blessures anodines. La natte de ses cheveux était défaite sur le bas de sa chevelure emmêlée. La Kiku observa Kazuo une énième fois. Pouvait-elle retirer ses étoffes ? Oserait-elle ? Ses mains trémulaient alors qu’elle posait ses doigts sur son torse. Il respirait encore, mais dormait depuis si longtemps. Ses yeux s’embuèrent une fois de plus.

La peur…
Toujours la peur.

Jamais personne ne lui avait appris à survivre dans une telle situation. Blessée, ses atours déchirés, en compagnie d’un homme inconscient. Elle en regrettait presque d’avoir désiré davantage de moments intimes, en sa seule compagnie, depuis des semaines. Ses mains tremblantes attrapèrent le uaeri du Daimyo.

« Tetsuko-san... » gémit-elle. « Tetsuko-san » répéta-t-elle en baissant légèrement la tête. Les larmes coulèrent toutes seules le long de son visage alors que désespérée, fatiguée, apeurée, elle posa son front sur le pectoral de son hôte en soufflant : « Kazuo-san... »


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Tetsuko Kazuo
Tsubaki
Jeu 4 Mar - 11:43
  
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NE SE TURENT QUE FAUCHÉS PAR LA TEMPÊTE

♫ Waters of Aperion ♪

Il n’y avait plus rien eu… Puis ce fut soudainement tout l’opposé.

Son corps se rappela à lui, chaque parcelle de celui-ci criant son existence percée de mille échardes. L’idée même de confort fut annihilée comme si elle n’avait jamais existé, ne laissant derrière elle qu’un tout de heurts, de brûlures, de chairs compressées, de froid intense et de délires enfiévrés. Au fond de la prison de son véhicule physique tuméfié, un souvenir ancien se réveilla : Il connaissait ce traumatisme. Il l’avait déjà subi. Et il y avait survécu. Une paupière s’ouvrit sans mal, l’autre, enflée, ne se laissa pas manipuler comme il l’aurait souhaité. Kazuo aurait pu crier son mal, cracher les humeurs qui s’étaient amassées dans sa gorge, se tordre sous la peine qu’il ressentait. Il ne fit pourtant rien de tout cela, acceptant le sentiment familier, tâchant de se rendre compte par lui-même s’il vivait là ses derniers instants ou si son chemin allait pouvoir continuer.

Quelque chose l’avait extirpé de son sommeil réparateur, de cette réaction mécanique d’auto préservation que son organisme avait enclenché pour le sauvegarder. Une voix familière. Une légère pression sur son torse. Sentant sa nuque bien trop raide, peut être paralysée, il n’osait se l’imaginer, il se contenta de baisser son demi-regard vers la source de contrainte qu’il ressentait au travers de la souffrance. Le flou provoqué par sa catatonie et le réveil partiel de ses facultés sensorielles, mêlé à la timide lumière que la nuit, ou bien l’épaisseur des nuages d’une tempête passée, ne lui permit pas instantanément de la reconnaître et pourtant…

… Hi... Biki…-san ?

Grommela-t-il, provoquant spontanément une quinte de toux qui multiplia les sources de mal être que le monde lui soumettait. Levant le menton de sa propre initiative afin de faciliter le trajet de l’air dans ses voies respiratoires, il fut obligé de forcer sur son cou pour tourner son profil sur le côté et expectorer caillot de sang et autres fluides amassés. Elle le gênait, appuyée comme elle était sur sa poitrine. Un fugace instant, il s’apprêta à la pousser du seul bras gauche qu’il parvenait à lever dans une douleur qui lui arracha un gémissement rauque. Son geste ne s’accomplit pourtant pas totalement. Sa main trouva l’épaule de la conseillère et s’apposant dessus, tout simplement. Au fond de lui, un sentiment apaisant débutait de l’envahir : elle était vivante, il en fut rassuré. Son crâne le heurta soudainement, tant et si bien que ses doigts quittèrent aussi rapidement Hibiki qu’ils ne l’avaient trouvée pour se porter sur son front.

Serrant les dents qui crissèrent sous la pression des maux qui l’assaillirent, il se souvint. Le voyage. Le pont. La tempête et le monde qui s’était retourné sur lui-même. L’urgence de mettre à l’abri la Kougen. Saturé par les retours alarmants que ses nerfs lui faisaient subir, son soulagement outrepassa de loin le mal qui l’accaparait et il finit par trouver la force de se redresser partiellement. Crachant sur le côté ce qui persistait de subsister dans sa bouche et lui donnait l’impression de mordre à pleine dents dans du fer, il tenta d’examiner les environs sans parvenir à les reconnaître. L’héritier de Hachiman fut convaincu après une courte étude qu’il ne parviendrait à rien. Son œil d’or visible retombant sur l’Impériale.

Hi… Kougen-san… Tenta-t-il, la voix éraillée, roulante et grinçante à la fois. Je s… Je suis là... Vous portez vous bien ?

Voulut-il la rassurer à son tour, la devinant terrorisée, mais persuadé qu'elle s'en était bien mieux tirée que lui. Lui était un Tsubaki, ce qu’il subissait n’était qu’une addition de choses qu’il avait déjà ressenti autrefois. Le plus important était qu’il se sentait lucide. Le fait lui apporta une nouvelle source de réconfort dans laquelle puiser.

Là… Il passa sa main sur le sommet du chef de la poétesse, un sourire timide se dessinant sur ses traits émaciés, il fallait qu'il lui parle. Il va falloir m’aider. Parvint-il à prononcer de façon de plus en plus intelligible. L’analyse de ce qu’il pouvait deviner de son état était importante et il la partagea alors :

Je vais… Relativement bien. Quelques côtes cassées, ma hanche a connu de meilleures jours. Il toussa sur le côté avant de reprendre. Je respire sans trop de peine et je me sens… Complet.

C’était le plus important, quand bien même ses jambes lui faisaient souffrir le martyr, il les forçait à frémir afin d’être persuadé d’en avoir toujours le contrôle. Son bras droit était plus inquiétant. Il le voyait bien, mais l’idée même de tenter de le bouger était une torture qu’il se refusa de s’infliger. Et il avait terriblement froid.

Avez vous déjà bivouaqué, Kougen-san ? S’amusa-t-il à dire afin d’alléger l’humeur terrible dans laquelle elle pouvait être. Il nous faut un feu avant tout… Savez vous faire cela ?

Il en doutait, aussi continua t-il sans s’arrêter pour éviter à Hibiki de trop penser.

Du petit bois. Des herbes ou des pommes de pins… Un morceau d'écorce, la plus large possible, une pierre, ce que vous trouverez de plus tranchant… Et tout ceci doit être le plus sec possible.

Une morsure se fit sentir sur son flanc, si bien qu’il plissa les paupières sans pouvoir masquer la douleur. Baissant le regard pour en constater la source, il remercia mille fois les Kami pour ce qu’il trouva. Fidèle plus que tout, encore lié à son obi déchiré, son daisho avait beau lui transpercer la chair de part la tsuba de son katana, le simple fait de le trouver à ses côtés le rasséréna au moins autant que de se savoir vivant. Il en revint à la conseillère, tentant de lui offrir l’expression la plus rassurante qu’il pouvait en concluant :

Allez… Il ne faut point tarder. Je dois pouvoir compter sur vous maintenant. Je ne voudrais pas rajouter du poids sur les épaules de mon pauvre frère en terminant mes jours ici.

Kazuo termina ses mots en caressant doucement le haut du crâne de la Kougen tout en révélant légèrement ses dents dans un sourire plus franc que le dernier.
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Ven 5 Mar - 18:15
  
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NE SE TURENT QUE FAUCHÉS PAR LA TEMPÊTE

♫ グラスの底は、夜 ♪


A dream without end that does not let me wake up
It does not leave me even this moment
I embraced the broken world that I was staring at
Did you find it? Our 'light' at the bottom of the glass



Une réponse. L’impériale ouvrit grand ses yeux, une surprise agréable, enfin, à ses oreilles. Elle rougit ; il l’avait appelé par son prénom. Le soulagement et la culpabilité se mélangèrent et aussitôt que leurs regards se croisèrent, Hibiki dut baisser la tête en se mordant la lippe pour pleurer silencieusement. De grosses gouttes glissaient sur sa peau pâle.

« Je… vais bien… » répondit-elle, les cordes vocales étouffées par ses émois.

Le Daimyo des Tsubaki était éveillé, mais ne bougeait pas si ce n’était l’un de ses yeux dorés. Cela inquiéta davantage la Kougen qui se recroquevilla légèrement sur elle-même en se redressant. Ses mains tenaient machinalement le uaeri de son nagajuban encore humide. Nonobstant ses doigts gelés, elle les sentait à peine. L’immense main de Kazuo vint flatter le haut de sa chevelure emmêlée et probablement salie par l’eau et la terre. De nouveau, le poids de sa responsabilité quant à cette situation empoigna le cœur de Hibiki. Elle ne se considérait pas digne d’une telle attention. Elle savait que le Tsubaki cherchait simplement à la rassurer ; cela ne lui créait que plus de soucis encore, malgré un pouls battant la chamade à ce simple contact tant espéré.
Elle osa enfin lever ses yeux sur son interlocuteur lorsque ce dernier commença à énumérer ses maux. Elle parvint difficilement à être réceptive au ton léger qui lui fut adressé. La Kiku comprenait bien qu’il voulait délester l’atmosphère ; était-ce seulement possible ? Elle se contenta de hocher la tête pour répondre par la négative. Elle n’avait jamais séjourné en plein air et encore moins eut à y survivre. Son expérience la plus lointaine de vacances en campagne remontait à une maison et sa pièce fermée, aux tatamis usés. Un endroit qu’elle souhaitait enfouir au plus profond de sa mémoire. Un reniflement accompagna son deuxième mouvement de tête signifiant « non », une seconde fois. Elle ne savait pas faire de feu.

« Du bois sec… et des brindilles ? » hasarda-t-elle en se basant sur sa seule logique.

Kazuo lui établit la liste des produits à amasser. Chaque expression de douleur qu’il exprimait affectait la conseillère. Chaque fois elle se crispait, comme si cette peine était la sienne. Elle en sursautait, même, lorsque le chef des Camélias en venait à froncer les sourcils.

« O-Oui ! » s’exclama-t-elle. « J-J’y vais ! Je veux… » Elle hésita. « Non, comptez sur moi. »

Il n’était plus question de regagner une confiance qu’elle se persuadait avoir perdu ; il fallait se montrer à la hauteur quoi qu’il lui en coûtait. Contractant les muscles de son visage, Hibiki dévoila plus de détermination que de peur, cette fois-ci. Elle n’était pas du genre à se laisser abattre, encore moins pour aider un prochain. Se balançant en arrière, la jeune femme prit appui sur ses talons nus afin de se redresser tout d’un coup. D’un geste machinal elle retint le croisement de son vêtement qui menaçait de s’ouvrir à tout instant. Ensuite, elle retroussa ses manches. Elle profitait qu’elles soient humides pour qu’elles tiennent un peu ainsi, sans avoir à utiliser de cordelette. Puis elle s’attela à la tâche que Kazuo lui avait initié. Pierres et galets lui lacéraient les pieds alors qu’elle accélérait le pas jusqu’à la terre humide au pied des arbres. Attrapant quelques pommes de pins issues des arbres des montagnes, Hibiki ramassa également quelques branches épaisses qu’elle peina à casser. L’intérieur des sapins était relativement sec, protégé par leurs épines. Il n’y avait pas d’écorce sèche sur les sols.
Se doutant que la rive ne serait pas l’idéal pour commencer un feu, la Kougen se plaça derrière Kazuo, sur l’herbe mouillée et déposa son butin. Elle chercha ensuite des pierres, trouvant sans mal quelque chose de tranchant vu l’état de ses orteils et talons.

« Q-Que dois-je faire, ensuite ? » demanda-t-elle.

Sa voix trémulait toujours pourtant ses yeux ne témoignaient aucune hésitation. Tout en écoutant les instructions du Tsubaki, ses yeux s’embuèrent de larmes. Elle ne s’interrompit pas pour autant, malgré une vue de plus en plus flouée. Elle se mordait encore les lèvres pour contenir les gémissements qui s’empressaient au bout de sa langue.

« P-Pardon… » souffla-t-elle. « Pardon… » répéta-t-elle, la voix plus étranglée encore.

Fatiguée, angoissée et surtout face à elle-même, Hibiki avait la sensation de sentir son âme se briser par les fêlures que son frère avait créé. Monstre, se répétait-elle. « Mon frère avait raison… » souffla-t-elle entre deux sanglots difficilement retenus. Il lui avait dit maintes fois qu’elle ne pouvait que rendre malheureux ceux qu’elle aimait. Car elle n’en serait jamais digne. Parce qu’elle était monstrueuse tout autant à l’intérieur qu’à l’extérieur.
Malgré tout l’accablement sur son esprit en proie aux plus profondes affres, le Chrysanthème se demandait pourtant…

Pourquoi l’avait-il sauvée au péril de sa vie, alors ?


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Tetsuko Kazuo
Tsubaki
Ven 12 Mar - 9:25
  
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♫ All is not lost ♪

Il se redressa un peu plus, la prison de douleur de son corps manquant de lui soutirer un râle tandis qu’il parvenait enfin à s’asseoir plus ou moins convenablement. Elle lui avait dit qu’elle allait bien et c’était là tout ce qu’il lui importait, si bien qu’il aurait voulu soupirer de soulagement, ce que ses maux lui empêchèrent néanmoins d’accomplir de façon digne. En procédant de cette façon cependant, il se rendit compte ne plus avoir la sensation d’une toux inopinée, le rassurant quelque peu sur son état déjà plus ou moins identifié.

La pression que ses côtes brisées avaient exécutée jusque-là s’évanouissait progressivement. Hibiki l’avait écouté et s’était mise à exécution. Une exutoire parfaite, autant pour elle que pour lui-même. S’affairer dans ces situations était ce qu’il y-avait de mieux, plutôt que d’attendre que les shikigami ne viennent vous emporter vers le Yomi. La suivant du regard, il en venait à oublier les traumas qui dressaient autour de lui une cage invisible dont il n’aurait pu se libérer quand bien même l’aurait-il souhaité.

Dépendre ainsi de quelqu’un, la conseillère impériale de surcroît, le révulsait autant qu’il n’était rassuré à la fois. C’était une personne parmi les plus capables qu’il avait connu, jusqu’au moment où il fallait goûter l’un de ses plats… La considération le fit rire doucement, allégeant son esprit tout en le meurtrissant comme punition de sa moquerie. La voir ainsi démunie au départ avait été un crève-cœur plus douloureux que ce que lui faisaient subir ses blessures, mais elle s’était lancée dans la suite de démarches dont il lui avait dressé un ordre bien défini.

Point besoin ne lui était d’être empathe pour ressentir la détresse de sa compagne d’infortune, le fait qu’elle soit engagée à corps perdu dans les premiers pas de leur survie le rassérénant autant que le reste. Kazuo se devait simplement de rester conscient et d’apaiser la Kougen, il avait réellement la part la plus aisée du travail commun. Elle remplit la première partie de la sienne en un temps qu’il ne lui aurait pas cru capable, le poussant à ouvrir son œil valide avec surprise.

Il souriait légèrement, malgré leur contexte mutuel dramatique, puis avisa le butin qu’elle eut finalement apporté. Tout se trouvait là, tant et si bien qu’il aurait pu siffler face à cette entreprise couronnée de succès. Mais il ne put le faire, constatant la détresse de son amie qui débutait de s’excuser sans qu’il n’en comprenne la cause. Il se retourna vivement, lançant son bras droit sur celui de la poétesse et pressant ses doigts sur son poignet en cherchant ses yeux embrumés par le désarroi dont elle était la proie.

Si vous parlez là de votre talent à la cuisine, c’est la seule chose que je puisse lui concéder.

Dit-il fermement nonobstant l’humour qu’il glissait dans son propos. Une farce entre eux deux, exclusive, un petit trésor qu’il chérissait sans véritablement se l’avouer. Mais il n’en avait pas fini :

Les excuses n’allumeront pas ce feu, si vous avez réellement quelque chose à vous faire pardonner à mon égard. Débutez par un trou conique d’un shaku et demi environ de profondeur.

Il défit à grand peine les liens de son sabre, puis tendit l’arme à la courtisane.

Utilisez la tsuka, elle n’en subira rien et je m’occuperai de présenter mes excuses à mon Kami pour cet usage rudimentaire. Après cela, tapissez le fond que vous aurez créé du petit bois. Vous allumerez le feu par frottement entre l’écorce et la pierre sèche… Ceci pourra prendre du temps, ne perdez pas espoir. Lorsque ce sera le cas par la grâce de Ô-Kagutsuchi-dono, vous alimenterez peu à peu avec le bois restant et nous n'aurons plus qu’à nourrir le Kami nous portant secours pour obtenir un feu décent. Enfin, vous entourerez le foyer d’un cercle de pierre et nous pourrons considérer pouvoir passer à l’étape suivante de cette sortie imprévue.

Le Daimyo conclut d’un sourire franc, presque enfantin et le fait n’était en aucun cas surjoué. Il trouvait un véritable plaisir d’énumérer ainsi les étapes de leur survie, retournant à une adolescence sévère, mais dont le souvenir provoquait en lui une sensation de joyeuse nostalgie. Il raffermit sa prise, secouant légèrement sa main avant d’ajouter :

Hibiki-san. Vous faites un travail admirable, même aux yeux du rustre Tsubaki que je suis. Je suis celui qui devrait vous demander pardon d’être un poids pour vous. Mais je peux vous promettre que je ne vous laisserai en aucun cas seule dans cette situation…

Puis il se mit à rire, quand bien même la douleur s’invita à chaque éclat.

… Dussé-je le vouloir ou non !

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Informations : • Très grand, mesure 2m15
• Parait pensif en toute circonstance
• Porte cinq mon sur l'ensemble de ses atours
• Couvre ses mains de bandages la plupart du temps
~Path of duty~

Kougen Hibiki
Famille impériale
Famille impériale
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Mar 16 Mar - 18:58
  
MES SONGES AUTREFOIS SI AMERS
NE SE TURENT QUE FAUCHÉS PAR LA TEMPÊTE

♫ Finger Flick to the Forehead ♪


Une lumière sous la forme du toucher. Le bras d’un homme frôlant celui d’une frêle femme. Ses immenses doigts sur son fragile poignet. Hibiki écarquilla les yeux et tourna lentement son visage interdit vers Kazuo. Au bout de ses cils perlaient encore quelques larmes. La pluie avait laissé place à la rosée. L’ébahissement inopiné avait tout arrêté ; car venait enfin le soleil. Le regard que le Tsubaki posait sur l’impériale était similaire aux rayons de l’astre solaire. Et elle, bourgeon de fleur timide, sentit ses pétales frétiller sous la chaleur qui la caressait.
L’image de son frère se brouillait dans son esprit. Elle était éblouie par cette face qu’elle avait contemplée mille fois en secret. La Kougen se mordit la lippe, pantoise. Entre le soulagement et la peur, la fragile dame semblait pouvoir éclater en sanglots à tout moment.
Elle rompit le contact visuel, enfin. Son souffle revint alors. Elle inspira de manière audible et soupira. Un peu de son angoisse semblait s’échapper de son souffle lorsqu’un ricanement, si peu bruyant que l’on aurait pu croire au chant lointain d’un oiseau, se déroba à sa cavité buccale.

« M’en voulez-vous encore pour cela ? »

Sa voix paraissait hésitante et pour cause : en cet instant où l'univers entier l’accablait, Hibiki culpabilisait d’un rien. Elle appréhendait la colère et la haine de cet homme qui avait pris de plus en plus de place dans sa vie. Pour rien au monde elle n’aurait souhaité qu’il puisse la détester, bien au contraire. Jamais n’avait-elle aussi craint quelque chose.

« B-Bien... » marmonna-t-elle sans se plaindre, malgré l’envie de grommeler. Ses excuses ne changeraient rien, n’étaient-elles pourtant pas nécessaires malgré tout ? Lui aurait-il tourné le dos, autrement ? Aussi stupide que pouvait sembler être la question, la Kougen n’avait cesse d’y penser. Ses mains glacées tremblaient tandis qu’elle attrapait le katana tendu, les deux paumes ouvertes vers le ciel. Ses doigts trémulèrent plus encore lorsqu’elle songea qu’elle tenait ici l’âme de Kazuo. Cette considération la fit rougir et elle baissa la tête, incapable de penser un instant. Reserrant sa prise, la jeune femme hocha la tête de gauche à droite pour se reprendre. Ensuite, elle exécuta minutieusement les directions données par le géant.

« Pardonnez-moi, Hachiman-sama, Tetsuko-san... » souffla-t-elle d’un ton si bas que les oreilles pouvaient à peine le percevoir.

La terre encore humide facilita la tâche. Une fois le trou creusé, Hibiki déposa soigneusement le petit bois. La suite lui donnerait probablement plus de souci. Elle remonta un peu plus ses manches, saisit la pierre et commença à la frotter contre l’écorce. Elle ne savait pas si elle devait être abrupte ou à l’inverse, ne pas y mettre trop de force. Elle réitéra plusieurs fois, les yeux rivés sur son labeur. Un rictus sarcastique se déroba à ses lèvres :

« Encore faut-il que je parvienne à lancer ce feu... »

Les secondes qui s’étirèrent en minutes lui donnaient l’impression de durer une éternité. Quand enfin, une étincelle jaillit pour nicher une petite flamme sur l’écorce. La Kougen eut un mouvement de recul, à la fois stupéfaite et effrayée. Elle semblait ne plus oser respirer et resta un instant idiote, immobile, la pierre dans une main et le regard rivé sur la flammèche.

« N-Nourrir le feu, nourrir le feu ! » s’empressa-t-elle de commenter, une pointe d’excitation dans la voix.

Avisant rapidement le bois qu’elle avait rassemblé, l’impériale attrapa celui qui se montrait être le plus sec. Elle l’observa peu à peu se faire dévorer par le feu qui s’étendait. Le visage de la frêle dame s’illumina enfin. Sa bouche s’arrondit tout autant que ses yeux alors qu’elle pivota soudain vers Kazuo, ses traits emplis d’une fierté candide.

« J’ai réussi, Kazuo-s... » Son poing droit levé d’un air victorieux jusqu’à sa poitrine se paralysa soudain, tout comme l’expression de son visage qui se figea d’interdit. Elle baissa les yeux avec embarras, les joues teintées d’un carmin pubère, puis se corrigea : « … Tetsuko-san... »

Son regard suivit son bras pour s’arrêter sur la main du descendant de Hachiman. Il lui tenait toujours le poignet. Le rouge pivoine colorant le visage de l’impériale s’étendit jusqu’à ses oreilles. Ces dernières ne loupèrent pas les encouragements du Tsubaki. Pour autant ils ne firent pas tant plaisir à la Kougen, pour une simple raison :

« Me demander pardon ?... »

D’un geste sec, Hibiki leva la tête pour planter ses iris bruns dans les yeux de Kazuo. Ses sourcils étaient froncés, une colère visible sur ses traits ; mais sans véritable hostilité. Il n’était pas difficile de sentir, au chevrotement de sa voix, que sa fureur était dirigée contre elle-même.

« Si vous êtes un poids, que suis-je alors ?... »

L’anxiété encore présente dans ses poumons, sa respiration devint difficile et les larmes lui montèrent aux yeux.

« Nous sommes dans cette situation par ma faute. Pourquoi... »

Ses cordes vocales s’étreignirent, rendant la suite difficile à prononcer. La frêle dame fit descendre une fois de plus son regard. Sa voix devint plus aiguë sous le poids de la culpabilité :

« Pourquoi êtes-vous si gentil avec moi ? » Elle remonta ses yeux pour les perdre dans ceux de son interlocuteur. « Pourquoi ne vous mettez-vous pas en colère ? Pourquoi avez-vous sauté de votre cheval pour protéger ma vie insignifiante ? Pourquoi voyez-vous autre chose que le monstre hideux que je suis ? »

Le Daimyo devait le sentir, puisqu’il tenait le poignet de la Kougen entre ses immenses mains. Elle frémissait encore. Plus que jamais, même. Ces tremblements-là n’étaient pas ceux des morsures glaciales. Non, ils étaient les secousses provoquées par l’ébranlement d’un cœur.

« Pourquoi riez-vous, alors que vous devriez vous fâcher contre moi ?... »

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Âge : 22 ans
Occupation : Conseillère spirituelle
Caste et rang : Famille impériale
Informations : • Pas très grande, mesure 1m63
• A toujours l'air mélancolique
• Porte le mon des Kougen et celui de la famille impériale sur ses vêtements
• Ne se sépare jamais de la médaille de son grand-père
• Il est de notoriété depuis quelques temps qu'elle est promise à Tetsuko Kazuo

Tetsuko Kazuo
Tsubaki
Mer 31 Mar - 11:40
  
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NE SE TURENT QUE FAUCHÉS PAR LA TEMPÊTE

♫ Eventide ♪


Les dents que Kazuo révéla dans son sourire ne devaient guère être aussi propres qu’il aurait pu le souhaiter alors qu’un soupçon d'espièglerie s’était glissé sur ses traits à la question de la Kougen. Se laissant dépossédé du sabre même de son ancêtre divin, rien ne laissa entendre qu’il en conçut une once d’inquiétude, le sombre sentiment interdit de l’expression sereine et confiante du Daimyo en attestant. Lui restait alerte cependant, autant à elle qu’à leur entourage, car si l’appréhension ne l’atteignait pas, le guerrier âgé qu’il était devenu s’obligeait à ne rien manquer, pour leur propre sécurité à eux deux. L’héritier Tetsuko avisait l’accomplissement progressif de sa partenaire qui s'exécutait presque mécaniquement. Parfait, songea-t-il, agir, ne pas penser.

En se faisant leur vigie et l’instructeur en survie de la conseillère, lui-même évitait à son esprit de se plonger dans les affres d’une réflexion qui finirait hypothétiquement par de sombres et fatalistes conclusions. Songer un pas après l’autre, avancer doucement, reculer si besoin pour se relancer, deux enjambées supplémentaires. La garder dans son champ de vision aidait beaucoup : petite femme en détresse, mais volontaire, que l’humidité ambiante qui ruissellait sur son visage et ses atours transcendait. Ces grands yeux embrumés de larmes qu’il n’aurait su attribuer au désespoir ou à la peur, le bretteur y trouva la pointe de détermination salutaire dont ils avaient besoin ensemble. Ses iris d’or tombèrent bientôt sur le labeur de la naissance du feu, auquel il accrocha ses espérances, lui qui savait que cela pourrait être une affaire de longue haleine.

La surprise l’étreint alors qu’une poignée de minutes seulement furent nécessaires à voir s’éveiller un soubresaut de la présence du Kami Igné. Tant et si bien qu’il faillit s’exclamer ce qu’elle prononça plus vite que lui, lui coupant l’herbe sous le pied et le laissant coi, la bouche ouverte, oublieux de ses douleurs et de leur situation, même. Hibiki s'agitait, ses instincts suivants les instructions dont il lui avait fait la liste, mécanique, tremblante, certes, mais efficace. Et l’âtre attendu prit de la force, le seigneur du Camélia en sentit la chaleur malgré la légère distance qui le séparait du foyer. L’impériale se tourna vers lui, une joie altière et juvénile sur les traits, annonçant sa victoire et dans la joie procurée par l’accomplissement, l'appela par son prénom. Cela eut pour effet de la geler sur place avant qu’elle ne termine par se corriger.

Le maître des Tsubaki ne répondit point en mot à cette réserve, sinon en lui souriant gentiment. Et alors que celui-ci aurait voulu la féliciter pour son accomplissement, elle coupa court à ce propos, changeant du tout au tout et rebondissant sur un point dont le bushi avait déjà oublié l’avoir traité. Confus, Kazuo ne put que l’écouter se fustiger, se remémorant le fait qu’il ne s’agissait pas là d’une première fois, se demandant alors pour quelle raison cette dernière poursuivait de se frapper moralement et systématiquement. Au travers des phalanges enroulées autour du poignet fluet de la jeune femme, le bretteur éprouvé discernait les afflictions que la poétesse éprouvait. Mais le samouraï n’avait aucune colère à lui retourner comme elle semblait l’escompter, malgré le fait qu’il fronça les sourcils alors, resserrant légèrement sa prise, lui intimant de cesser là ses épanchements d’autoflagellation sans prononcer le moindre propos.

Ce ne fut pas usité pour rester muet néanmoins, car sa voix s’anima en incarnation de Susanoo, la tempête grondant dans le timbre lointain de son ton roulant :

Vous vous attribuez bien du mérite, Kougen Hibiki-san, en pensant que le déchainement des Kami puisse être de votre seul fait. Il n’est nulle faute que vous n’ayez à vous adjoindre.

Tonna-t-il d’abord, nonobstant le fait que chaque syllabe était tel un coup de poing direct à ses blessures. Pourtant, son masque s’adoucit alors, quand bien même ses iris ne perdirent nullement la transmission de l’intensité dont il était mû.

Je refuse votre colère, tout comme je n’accepte pas que vous puissiez vous considérer fautive, inutile, insignifiante ou monstrueuse. Je n’ai cure des raisons qui vous laissent penser cela, pour le moment du moins.

Il la tira à moins d’un shaku de son visage avec la force qui lui restait, plongeant l’or de ses prunelles dans les siennes.

Je refuse de m’entendre dire que j’ai pu tenter de porter secours à ce que vous décrivez. Je remercie le destin d’avoir fait en sorte que vous soyez à portée de moi et que mon corps ait pu vous protéger. Vous souhaitez que je me fâche ? Je le peux tout à fait en entendant un être aussi admirable s’admonester tant de mensonges à son égard. Il n’existe qu’une seule Kougen Hibiki et c’est là la seule raison que je consens à vous donner pour expliquer mon geste.

Ses yeux débutèrent de s’illuminer d’une lueur véritable, perçant l’obscurité, crépitant de la rumeur d’une énergie bénie, autant que ses cheveux flottèrent légèrement, leur blancheur devenant soudain immaculée.

Je refuse.

Mais il n’y eut rien d’autre que cela. Sa prise se détendit, ses traits retrouvèrent la pleine expression de leur clémence à laquelle se mêla un soupçon de consternation.

Vous me sauvez, là, en ce moment. Je ne peux rien sans votre concours, sinon vous offrir ma seule expérience afin de vous guider et vous le faite merveilleusement bien. Rien de qu’un être insignifiant ne pourrait offrir. Vous m’êtes apparue une nuit parmi d’autres sans sommeil, m’accordant votre compagnie, votre rétorque, vos rires et l’art de vos mots là où je ne connaissais que l’ennui, le silence et la solitude durant ces instants.

Il plissa les paupières, comme s’il désirait mieux discerner encore sa vis à vis située pourtant à moins de trente centimètres de lui.

Je ne saurai répondre à votre question, sinon en vous affirmant qu’il n’y a nul monstre hideux à voir. Un être chérissable, j’en conviens. Sensible, je peux l’accepter. Pourvu d’une grâce subtile et bien-aimée de Benzaiten : je l’accorderai sans aucun mal.

Desserrant son étreinte et la libérant par la même occasion, il ajouta à son propos :

C’est à moi de vous demander pourquoi vous voyez ce monstre hideux que personne ne voit en vous, mais cette réponse devra attendre que nous soyons sortis d’affaire. Il nous faut de quoi étendre nos affaires, les sécher et au plus vite quand ce feu sera stable. Entourez votre foyer de pierres pour le protéger, nourrissez le encore et il sera temps de dresser de quoi réchauffer les restes de nos atours.

Alors il eut brusquement l’air gêné avant de conclure d’un ton bien moins franc et incisif que le précédent :

Il nous faudra… Alors… nous presser, pour préserver notre propre chaleur… En attendant. C’est… Le plus simple, oui.

Détournant ses pupilles de la belle, il les laissa errer sur les flammes dansantes et timides de la création de la Kougen, son embarras gravé sur le visage.
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Mer 31 Mar - 14:10
  
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♫ War of hearts ♪


I want to hear what you have to say about me
Hear if you're gonna live without me
I want to hear what you want

Les yeux écarquillés, la surprise s’emparant un instant de ses traits, la Kougen ouvrit la bouche pour rétorquer. Loin d’elle était l’idée de s’élever à ce point vis à vis des Kami. Elle referma cependant très vite ses lèvres sèches, comprenant l’idée de ce que souhaitait exprimer Kazuo. La voix de ce dernier avait été si forte que la jeune femme ne put retenir quelques larmes silencieuses de rouler sur ses joues. Elle semblait craindre être frappée, davantage avec son poignet tenu. L’impériale ne dit pourtant rien, n’en trouva pas le temps tant son souffle se coupait chaque fois que le Daimyo exécutait un geste. Leurs visages étaient désormais si proches ; jamais le Chrysanthème n’avait pu détailler à ce point les iris, d’habitude si hauts, de son interlocuteur. Elle se perdit dans leurs rivières d’or, elle toujours interdite, et si fragile.

Il refusait. Quelle curieuse manière de rejeter ses émotions, songea la malheureuse. Son coeur se serrait. Encore. Toujours un peu plus. Jusqu’à ce qu’elle ne sache plus si l’air voyageait à travers ses poumons ou son palpitant ; elle avait grandement de mal à respirer. Malgré un corps demeurant immobile, malgré un visage qui tentait de rester impassible, la surprise se déroba à une tristesse profonde qui s’empara de son expression nonobstant toute la retenue dont Hibiki tentait de faire preuve. Des sanglots silencieux, à flots, caressèrent sa peau blanche.
En dépit du déni face aux mots sincères que Kazuo lui délivrait, la Kougen voulait en entendre davantage. De ce qu’il pouvait penser d’elle. Comment il la voyait. Si bien que son coeur tressauta à l’instant où elle se demanda pouvez-vous vivre sans moi ? Interrogation aussitôt retournée à elle-même. La réponse lui sembla évidente.

Elle étouffait.
Jamais il ne ressentirait la même chose pour un monstre tel qu’elle.

Comme si le Tsubaki pouvait pressentir ses pensées dénigrantes, il poursuivait son discours en écho à ses songes torturés. Hibiki songea que cet homme était bien trop gentil avec elle. N’avait-elle finalement jamais espéré trouver quelqu’un pour prononcer ces vérités avec une honnêteté et une sincérité qu’elle ne pouvait nier ? Ses lèvres tremblèrent encore, désireuses de répliquer, sans qu’aucun souffle ne parvienne à s’en échapper. La Kougen rompit le contact visuel et baissa les yeux du même temps que le chef des Camélia la libéra de son emprise. Elle haletait, cherchant de nouveau son souffle. L’impériale manquait d’hyperventiler : elle prit le temps de retrouver sa respiration, de longues secondes. Quand enfin elle répondit laconiquement, ne souhaitant pas s’opposer à son interlocuteur :

« Bien… » Ses yeux parcourent les alentours. « Comment pouvons-nous nouer des branches entre elles ? » demanda-t-elle en désignant une branche d’arbre juste au-dessus d’eux.

Puis elle pointa de la paume de sa main le reste de ses habits, étendus sur une autre branche à peine plus loin. Elle avorta son geste pour se concentrer de nouveau sur le feu, écoutant les instructions du Daimyo. Ses joues se tintèrent de rouge ; pourtant, au lieu de fuir le regard de Kazuo, Hibiki fit tout l’inverse. Elle se hâta de tourner la tête en sa direction, ne souhaitant pour rien au monde louper l’expression délicieuse de ses traits embarrassés. Elle-même était gênée, pourtant. Elle sourit un instant, avant de revêtir un air faussement indigné.

« Heureusement que vous n’êtes pas tombé avec une autre femme que moi, dans ce cas. »

Cette simple pensée suffisait à faire grandir une colère irrationnelle chez le Chrysanthème. Elle se releva d’un bond, souhaitant agir pour tromper ses pensées. De la jalousie et la tristesse se mélangeait un désir maladif. Il était difficile de tout faire taire. Hibiki tourna le dos à Kazuo, poings serrés contre ses cuisses. L’embarras du descendant de Hachiman revint à sa mémoire, lui arrachant un sourire. Elle délia alors enfin ses doigts.

« Il nous faudra traiter vos blessures. J’ai vu de l’oxalide, je devrais pouvoir m’en servir. » Elle fit volte-face. « Dites-moi comment faire pour nos vêtements, tout d’abord. »


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Tetsuko Kazuo
Tsubaki
Lun 5 Avr - 21:17
  
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♫ The Echo ♪

Les réactions nombreuses que lui offrit la Kougen en réaction à ses directives et ses admonestations vis-à-vis du tort qu’elle s’infligeait à elle-même furent mises au rang du choc qu’elle pouvait ressentir. Cela avait été difficile, mais absolument nécessaire selon le daimyo, afin que son amie efface toute autre considération que leur seule survie. hasardeuse avait été cette voie, car Kazuo ne connaissait pas aussi bien Hibiki qu’il ne l’aurait souhaité, leurs échanges jusqu’à ce jour ayant été nombreux, certes, mais très rarement dirigés autour de leurs identités propres. Tant et si bien que le bushi n’aurait su que lui attacher les étiquettes du rang qu’elle occupait, celui de Conseillère, ainsi que le statut qu’elle possédait au sein de la maisonnée Tetsuko : Courtisane.

De la poétesse, il débutait de connaître ce qu’elle appréciait, certains de ses talents ou au contraire, de ses faiblesses… Mais de ce qu’elle était vraiment et la voie qu’elle avait pu traverser, il en était ignorant. Pourtant, nul regret ne poignait face à la décision qu’il avait prise de la secouer comme il venait de le faire et le résultat de cela ne fit que le conforter dans sa démarche. Car après la conflagration qui apparut faire trembler la jeune femme, il la vit se ressaisir, comme attendu, se raffermir et poursuivre l’oeuvre qui les verrait peut-être tout deux voir venir un jour nouveau. Cependant, il aurait été fou de penser que le seigneur du Camélia se trouva intact de la proposition finale qu’il avait faite. À plus d’un titre, quand bien même aucun témoin à cela ne profilait à l’horizon, forcer le contact physique avec l’impériale n’avait rien d’anodin.

Le vieux tigre aurait préféré maintes fois agir comme ses conseils avisés le décrivaient : poussé par la nécessité, ils ne devenaient que les objets de la conservation de l’autre, ni plus, ni moins. En temps normal, cela aurait aisé, avec n’importe qui d’autre, assurément. Et c’est au bord du balbutiement qu’il répondit à la lettrée spirituelle, leur rôle ayant soudain étrangement changé, l’hésitation interdite dans les mots qu’elle eut prononcé.

Ah… Non… Oui… C’est heureux.

C’était surtout ridicule. Du moins, lui l’était. Le regard fuyant vers les bosquets chahutés par le vent depuis la cime des arbres bordant l'affluent qu’ils jouxtaient, ses pensées erraient en mille cheminements qu’il ne parvenait à contrôler. La Kougen lui rappela ses blessures et si il aurait pu répondre sans mal en situation domptée, ce n’était plus du tout le cas en l’état actuel des choses. Sa voix fut la révélatrice traîtresse du chaos qui s’abattait en lui dorénavant.

Oui… L’oxalide… Certainement. Faites cela…

Ce n’était pas primordial, il ressentait ses contusions et ses heurts, certain de ne pas être en danger immédiat. L’héritier de sang divin s’ébroua, tentant péniblement de revenir sur le devant, de servir de guide, laissant trop longtemps la question du réchauffement des restes de vêtements. Il ferma les yeux, pressant ses paupières entre elles avec conviction et serrant les poings jusqu’à ce que la douleur le sorte des suggestions cotonneuses que son esprit lui imposait. Impossible lui fut de savoir la durée que lui astreint l’entreprise. Malgré cela, il fit de nouveau surface, plus ou moins rasséréné.

Cinq branches solides… Débuta-t-il avec difficulté. Quatre de taille approximativement voisine, dont vous ferez les supports en les croisant et que vous séparerez par une plus grande qui servira à supporter le linge. Poursuivit-il avec de plus en plus d’assurance recouvrée.

Nous nous séparerons d’une partie de nos tissus, préservant les plus épais et chauds que nous avons, sacrifiant les plus fins que vous nouerez entre eux afin d’obtenir les attaches que vous demandez.

Son aplomb retrouvé, il s’accrocha à ce sentiment d’utilité et au fait de repousser cette idée qu’il avait lui-même émise pour afficher meilleure stature et solidité dans le ton.

Une fois certaine que ce séchoir de fortune pourra accepter solidement nos atours, placez-le non loin du foyer, mais non point directement à son contact. Là vous pourrez étendre nos vêtements et…

La réalité revint et le rendit coi et cramoisi de nouveau, avant qu’il n’achève son propos avec la plus grande peine du monde, ses iris d’or dans ceux de l’Impériale, comme un insecte pris dans la lueur d’une lanterne.

… Et vous savez le reste...

S'il avait pu s'enterrer à cet instant précis, il ne fait aucun doute que Tetsuko Kazuo, fils de l'Océan, se serait laissé adopter par la terre sans hésiter.
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